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Personnalités
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Owen, Wilfred (1893-1918 ; poète) Wilfred Owen, né le 18 mars 1893 est un célèbre poète britannique de la Première Guerre mondiale. En 1913, il embarque pour Bordeaux afin d'occuper un poste de professeur d'anglais, puis il va devenir précepteur. En France, Wilfred va faire la rencontre du poète Laurent Tailhade qui va le pousser dans sa vocation de poète. En 1915, il va retourner en Angleterre afin de s'engager dans l'armée, il va devenir aspirant-officier au 28e bataillon du London Regiment. Wilfred va rejoindre la Somme en 1917 après une promotion de sous-lieutnant où il va assister à l'horreur de la guerre dans les tranchées, ce qui va inspirer quelques-uns de ces poèmes. Le 14 avril 1917, après une blessure suite à un obus il va être évacué en Ecosse où il va y rencontre le poète Siegfried Sassoon qui va lui délivrer de précieux conseils pour ses écrits. Une fois rétablie, Wilfred va retourner sur le front. C'est le matin du 4 novembre 1918 lors de la participation de son bataillon au franchissement du canal de la Sambre à Ors qu'il va être tué. -
Nord, Pierre (1900, 1985) Né au Cateau le 15 avril 1900. Mort à Monte-Carlo le 10 décembre 1985. Pierre Nord, qui s’appelait encore André Brouillard, passe son enfance au Cateau puis sa jeunesse à Saint-Quentin, qui devient pour sa famille une « Terre d’angoisse » pendant le premier conflit mondial. Il observe les trains allemands pour fournir des renseignements : pris par les Allemands, son jeune âge le sauve du peloton d’exécution. Il s’oriente ensuite vers une carrière dans les renseignements, pendant peu de temps, puis se réoriente ensuite comme écrivain. Il écrit de nombreux romans en s’inspirant de ses expériences vécues, sa connaissance du terrain et ont connu un grand succès populaire dans le contexte de la guerre froide. Ils étaient abondamment diffusés grâce au développement du livre de poche. Son premier ouvrage est « Double crime sur la ligne Maginot » publié en 1936. Il a également écrit « Terre d’angoisse » en 1937, récit inspiré par l’occupation allemande dans la ville de Saint-Quentin en 1914-1918 (nommée Saint Corentin, dans le livre). Ce roman reçoit le prix du roman d’aventures. Pierre Nord peut être considéré comme l’un des pères du roman d’espionnage. Avec lui, l’espion, personnage autrefois méprisé, devient un héros. Mais il reste humain, et ne se transforme pas en Super-Héros, comme il en apparaîtra tant par la suite. L’auteur est resté fidèle aux valeurs traditionnelles de l’armée : comme lui, ses héros n’évolueront pas alors que d’autres auteurs développeront des idées plus critiques sur la société à partir des années 60. Les œuvres de Pierre Nord sont aujourd’hui presque toutes épuisées. La Médiathèque du Cateau est parvenue à rassembler la quasi-totalité de ses romans et de ses autres ouvrages. Certains, possédés en double, peuvent être empruntés. Les autres sont consultables sur place. En 1980, une rue est baptisé en son nom dans le quartier du Maroc.
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Gourlet, Maurice (1909, 1995) Peintre amateur, il ne fait pas de la peinture son métier mais il y consacre une grande partie de sa vie. Homme modeste et généreux, il passe son temps à enseigner et à partager avec les autres. Il expose régulièrement ses toiles dans les galeries à Valenciennes et à Cambrai. Il produit une cinquantaine de toiles chaque année, pendant son activité et surtout pendant les trente années de sa retraite. Jeunesse Maurice Gourlet naît à Aulnoye-Aymeries, dans le Nord, le 11 mars 1909. Il étudie au collège de Berlaimont puis à Hautmont où il obtient le Brevet Supérieur, équivalent du baccalauréat actuel à 17 ans. Il travaille à Vallourec, où son père était contremaître, dans le bureau d'études où il se forme au dessin industriel. Vie familiale Il se marie à Aulnoye-Aymeries avec Gisèle Bauchart, avec qui il a un fils, Claude, en 1931. Atteinte de tuberculose, son épouse décède peu après. il se remarie en 1938 avec Albertine (Alberte) le Bastard, une havraise qu'il a rencontré chez son cousin, marié avec la sœur aînée d'Alberte. Ils ont ensemble un fils, Jean-Pierre, né en 1940. Jeunesse Sur les conseils d'un ancien maître, il entre à L’Éducation nationale en 1929. D'abord instituteur à Hautmont, il est ensuite muté à Gognies-Chaussée près de Maubeuge et Mons où il connaît des années difficile de 1932 à 1949. En 1940, replié dans le limousin avec sa famille, il est directeur d'école à la Porcherie, où il découvrit de nombreux paysages. En 1942, il revient à Gognies-Chaussée, qu'il quitte pour la direction d'une école à quatre classes à Maroilles en 1950. En 1954, arrivée au Cateau-Cambrésis pour prendre la direction de l'école Matisse garçons, qui vient tout juste d'être construite. En 1965, il prend sa retraite de l’Éducation nationale et s'établit définitivement au Cateau-Cambrésis jusqu'à sa mort en 1995. Fervent défenseur de la laïcité, il est nommé délégué départemental de l’Éducation nationale, et également Chevalier puis Officier des palmes académiques. La Peinture Il organise de multiples expositions : à Maubeuge, Valenciennes et surtout à Cambrai (galerie Ségard). Il reçoit la décoration "Chevalier des Arts et Lettres" des mains de Pierre Mauroy. Il fréquente les musées : Le Louvre en particulier mais aussi l'Orangerie du Jardin des Tuileries. Il est en fervent admirateur de Claude Monet mais aussi d'Eugène Boudin, qui sont pour lui des modèles pour la couleur et la lumière. Ses sujets favoris : les bateaux, les barques de pêche, les voiliers mais aussi les arbres, les châtaigniers du Limousin, les peupliers du Nord et les oliviers de la Provence. Il aime les vieilles maisons du port de Saint Goustan, celles de Riquewihr ou de Ribeuvillé en Alsace. Loisirs Il pratique depuis sa jeunesse un sport ancien et local "la crosse en plaine". C'est pour lui comme une soupape dans l'exercice de sa profession. A Maroilles, il organise de nombreuses représentations théâtrales, et il fonde un club de tir à la carabine. En 1960, il crée un club de Volley-ball au Cateau-Cambrésis. Il aime le jardinage et donne des cours de dessin à ses élèves à l'école Matisse. Il est également vice-président de l'Amicale laïque. Dès 1965, il profite de retraite pour crosser, pêcher et surtout peindre. Espace Maurice Gourlet au Cateau-Cambrésis Espace de promenade en hommage au peintre, ce lieu longe les rues du Haut-fossé et du Bas-Fossé, dans le quartier du Maroc. Inauguré en 1996, il a été réhabilité en 2012 avec une nouvelle plaque colorée à l'entrée et des panonceaux en forme de pinceaux.
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Deloffre Jules (1885, 1963) La carrière de ce champion cycliste populaire, né à Caudry le 22 avril 1885, est placée sous le signe d’une longévité extraordinaire et d’une endurance peu commune. Jules DELOFFRE dispute à 14 ans sa 1ère course dans une fête de village, en 1900, puis il participe à de très nombreuses reprises aux plus grandes courses, comme amateur isolé. De 1908 à 1928, il prend le départ de 14 Tours de France (record de participation qui tiendra jusqu’en 1985), 7 avant la Première Guerre, et 7 après. Il en termine 7, remportant plusieurs étapes (dont 3 en 1911) dans la catégorie des isolés. Il dispute également les courses classiques les plus prestigieuses de l’époque telle que la course du «Paris-Roubaix». Son lien avec la ville du Cateau est commercial. En effet, il est marchand de cycles au Cateau. Son magasin, situé sur la Place verte, s’appelle « Au Tour de France ». Il s’exhibe parfois dans des spectacles avec des démonstrations d’endurance. Jusqu’à un âge avancé, il participe à des courses en cyclotouriste : ayant dépassé la soixantaine, il termine le Tour de France cyclotouriste (3 000 km), et il réalise encore facilement Le Cateau-Paris ! Après sa retraite sportive, il continue à assister aux courses régionales, et c’est en revenant à bicyclette du Critérium International de Cambrai le 13 octobre 1963, qu’il est renversé par une voiture à la sortie de Caudry, et ne survit pas à ses blessures. Le « Père Jules » avait 78 ans. En 1983, une rue du Cateau reçoit son nom, et le premier Critérium Cycliste « Jules Deloffre » est organisé, son vélo offert à Guy Druenne par Ginette Deloffre a été accroché sous le portrait du sportif dans l'entrée du Palais des Sports.
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Paturle, Jacques (1779, 1858) Né à Lyon le 24 mai 1779. Mort au château de Lormoy, actuellement un quartier de Longpont-sur-Orge (Seine et Oise) le 23 juin 1858. Au début du 19ème siècle, Jacques Paturle, négociant lyonnais, développe l’industrie lainière au Cateau. En effet, il implante une manufacture à Fresnoy-le-Grand en 1810, puis au Cateau en 1818. Avec la mécanisation progressive grâce aux métiers importés d’Angleterre, avec l’arrivée également des frères Seydoux (Auguste et Charles) vers 1824, la manufacture, qui assure le peignage, la filature et le tissage, va prendre un essor extraordinaire. Plusieurs milliers d’ouvriers sont employés dans l’entreprise qui devient en 1892 les établissements Seydoux et Compagnie. En 1830, il est élu député du Nord et réélu député de Paris en 1831. Il s’intéresse particulièrement aux projets de lois concernant l’industrie et le commerce. Après la Révolution de 1848, il rentre dans la vie privée. Il a pour particularité d’être un amateur d’art éclairé. Sa fortune lui permet d’acquérir des tableaux. Il ouvre volontiers sa galerie d’art aux amateurs avertis. Après sa mort à l’âge de 79 ans, sa collection est vendue en 1872 pour une somme considérable. Après le décès de Jacques Paturle, sa veuve décide l’édification d’un hôpital au Cateau en mémoire de son mari et de sa fille Adèle. Il a fait place à un centre hospitalier moderne, seul le fronton placé devant la maison de retraite a subsisté.
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Poïvet, Raymond (1910-1999) Né au Cateau le 17 juin 1910. Mort à Nogent-le-Rotrou le 29 août 1999. Né au Cateau, Raymond Poïvet n’y a pas gardé d’attaches. Après une formation à l’école des Beaux-Arts de Paris, il commence une carrière de dessinateur en 1938 : publicité, décoration, revues féminines. Son dessin se caractérise par une grande énergie alliée à un coup de pinceau délicat, ainsi qu’une maîtrise parfaite de la perspective (multiplication des points de vue et angles inédits). En 1945, il entre aux Éditions Vaillant (proches du Parti Communiste), et commence une longue collaboration avec le scénariste Roger Lécureux. Il créé la célèbre série « Les Pionniers de l’Espérance », qui paraît d’abord en planches à suivre, puis en récit de 12 pages dans Vaillant de 1945 à 1953, puis de 1957 à 1963 et dans Pif Gadget de 1965 à 1973. Parallèlement aux « Pionniers », il crée d’autres séries : Mark Reynes (1946-1949), Colonel X (1947-1949, dans Coq Hardi), Tumak, fils de a jungle (1948), Guy Lebleu (dans Pilote entre 1961 et 1967 sur scénario de Jean-Michel Charlier). Il dessine également des récits sentimentaux comme Mam’zelle Minouche pour des magazines féminins. En 1973, la série des « Pionniers » est interrompue et Raymond Poïvet, pourtant au sommet de son art, est remercié sans ménagement. Celui que les jeunes qui l’admirent appellent affectueusement le Maître continue à dessiner des œuvres plus personnelles, explorant de nouvelles techniques jusqu’à la fin de sa vie, comme des dessins fantastiques, laissant libre cours à son imagination pour des variations autour d’une figure féminine mythologique. Au moment de sa disparition, Raymond Poïvet était encore en pleine création. Une œuvre importante, Faust, est restée dans les cartons d’archives, recueillis par son fils Dominique. Ces archives ont permis le montage d’une exposition en hommage, présentée dans trois villes du Nord en 2005, un square à son nom fut inauguré la même année.
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Herbin, Auguste (1882-1960) Auguste Herbin est né le 29 avril 1882 à Quiévy, mais il considère Le Cateau-Cambrésis comme sa ville natale, car il y a passé sa jeunesse. En effet, ses parents, de probables tisserands à Quiévy, trouvent du travail à l’usine Moguet, une usine de filatures et de tissage de la laine de Le Cateau-Cambrésis. Il passe cinq ou six ans à l’école municipale de dessin du Cateau, une école de dessinateur industriel. Ces années ont joué un rôle important dans la formation d’Herbin et dans l’intérêt qu’il porte à la structure, la composition et la forme construite de ses œuvres. En 1898, il part à l’école des Beaux-Arts de Lille grâce à une bourse qui lui est octroyée, puis, il part vivre à Paris en 1901. Il reste tout de même attaché au Cateau, et revient tous les ans séjourner dans sa famille. Lors de son retour dans la ville en 1953, il visite le petit musée créé par Matisse dans l’Hôtel de ville l’année précédente. Il propose d’offrir deux grandes peintures afin de les exposer dans la salle des œuvres mises en dépôt par l’État, à côté de celle où sont exposées les œuvres de Matisse. L’année suivante, il demande à avoir la salle entière et fait don de 12 peintures, quatre dessins, et deux sculptures, afin que sa donation soit installée dans la salle libérée à cet effet sous sa demande. La donation est signée le 12 janvier 1956. Herbin continue d’œuvrer pour la ville de Le Cateau-Cambrésis en acceptant de faire une décoration pour un mur extérieur de l’école primaire rue Cuvier, suite à son agrandissement, ainsi qu’un vitrail dans un emplacement prévu comme verrière. Il termine ce travail en août 1958. Concernant sa peinture, il était un peintre abstrait. Il était aussi théoricien de l’abstraction. Sa proximité aux usines textiles l’a fortement influencé, puisqu’elles reflètent son ardeur au travail et son caractère perfectionniste, qualité appréciées dans les usines. Il a commencé à peindre dans un style impressionniste, avant de s’orienter vers le cubisme. Mais, il abandonne assez vite le cubisme, et se lance dans la géométrie architecturale sur bois sculpté et sur mortier, qui fut vivement critiqué. De ce fait, il abandonne ce travail pour se consacrer à l’abstraction pure. Il est considéré comme l’inventeur du cubisme avec Braque et Picasso, fondateur du cubisme de synthèse trois ans avant Picasso et Braque, fondateur de l’abstraction courbe et fondateur d’un langage géométrique visant à atteindre l’absolu pictural. Il décède le 31 janvier 1960 à Paris. Ses œuvres sont exposées dans les musées du monde entier. 35 d’entre-elles sont au Musée Départemental Matisse du Cateau-Cambrésis. Source : Musée d’Art Moderne – Céret, Musée Matisse, musée départemental – Le Cateau-Cambrésis, Herbin, Paris, Ed. Anthèse, coll. 1994, 175 pages.
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Fénelon, François de (1651-1715) Né à Ste-Mondane (Périgord) le 6 août 1651. Mort à Cambrai le 7 Janvier 1715. Issu d’une famille aristocratique du Périgord et doté de remarquables qualités morales et intellectuelles, Fénelon commence une brillante carrière à la Cour de France. En 1695, Louis XIV le nomme Archevêque de Cambrai. Puis, en 1698, il le nomme précepteur de son petit-fils, le duc de Bourgogne, pour lequel il rédige «Les aventures de Télémaque», ouvrage qui connaît un succès extraordinaire jusqu’au début du 20ème siècle. Fénelon est un esprit en avance sur son temps, précurseur de la sensibilité du 18ème siècle, par son amour de la nature par exemple. Partisan d’une monarchie éclairée, il critique la politique guerrière du roi dans sa «Lettre à Louis XIV». Il est proche du mouvement quiétiste¹, combattu par Bossuet. Ce sera la cause ou le prétexte de sa disgrâce. Exilé dans son diocèse par Louis XIV, il ne reparaît plus à la Cour et son ouvrage «Explication des maximes des saints» est condamné par le pape en 1699. La châtellenie du Cateau, autrement dit Le Cateau et les villages environnants, avait la particularité d’appartenir en bien propre à l’archevêque de Cambrai et constituait presque une sorte de principauté indépendante. L’archevêque en était le seigneur temporel, nommant le mayeur et les échevins et percevant les impôts. Dans la ville, se dresse le Palais des Archevêques entouré d’un parc. Fénelon n’a pas connu le bâtiment actuel édifié postérieurement. En fait, il réside rarement au Cateau, mais entretient d’excellentes relations avec les échevins, dont il ne manque jamais de défendre les intérêts quand les agents du fisc royal essaient de lever des impôts. Il a notamment donné son approbation pour la création du collège des jésuites de la ville, actuel lycée Camille Desmoulins, et du beffroi. Sa popularité reste très grande pendant tout le 19ème siècle, à tel point que le prénom de Fénelon est donné à des enfants. Consulter la bibliographie de la Médiathèque du Cateau relative à Fénelon : bibliographie_fenelon.pdf. ¹ Mouvement religieux mystique préconisant «le pur amour pour entrer en communion avec Dieu. -
Mortier, Edouard (1768-1835 ; duc de Trévise) Né au Cateau le 13 février 1768. Mort à Paris le 28 juillet 1835. Le Maréchal Mortier, l’un des 26 maréchaux de Napoléon, commença sa carrière militaire à 22 ans dans les armées de la République, comme volontaire, et fut élu capitaine par ses compagnons. De plus, à l’âge de 25 ans, il adhère à la Franc-Maçonnerie (cf : article « La Franc-Maçonnerie au Cateau »). C’est en 1804 qu’il est nommé Maréchal d’Empire par Napoléon, qui apprécie grandement ses talents d’homme de guerre et d’administrateur. L’année suivante, il le fait Grand Aigle de la Légion d’Honneur. Après la chute de l’Empire, il sert Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe, aux côtés duquel il fut tué lors de l’attentat de Fieschi, alors qu’il était Grand chancelier de la Légion d’honneur. Il est enterré aux Invalides et son nom est inscrit sur l’Arc de Triomphe de l’Étoile.
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Matisse, Henri (1869-1954) Né au Cateau le 31 décembre 1869, dans la maison de ses grands-parents maternels, bourgeois catésiens qui pratiquaient la tannerie. Mort à Nice le 3 novembre 1954. Il a passé son enfance à Bohain et sa jeunesse à Saint-Quentin, mais il est revenu plusieurs fois dans sa ville natale pour y passer quelques séjours. Il était graveur, sculpteur, dessinateur et peintre. Il est considéré comme le précurseur du fauvisme1. Sa carrière de peintre s’est déroulée à Paris et à Nice et en a fait l’un des plus grands peintres du XXe siècle. À la fin de sa vie, il a voulu offrir à sa ville natale un musée qui est le résumé de son parcours suite à une proposition d’Ernest Gaillard, architecte et conservateur de musée (cf : article « Palais Fénelon »). Parallèlement, Gaillard assure la construction d’une école qui sera baptisée du nom de Henri Matisse. Pour cette école, à l’agencement de laquelle il s’intéresse, Matisse reprend le vitrail « Fleuve de vie » créé initialement pour la chapelle de Vence, qui sera appelé « Les Abeilles », et réalisé par Paul Bony en 1954-1955. L’inauguration a lieu après le décès du peintre. 2019 est l’année Matisse ! Le 150e anniversaire de sa naissance est commémoré dans le cadre des Célébrations nationales. 1 Mouvement pictural français du début du XXe siècle, fondé sur la simplification des formes, l'utilisation de couleurs pures juxtaposées et recherchant l'intensité de l'expression.
- Usines Seydoux
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Hôtel de ville L'hôtel de ville du Cateau est une construction du milieu du 16e siècle, dans le style de la Renaissance flamande, reconnaissable au pignon à « pas de moineaux ». Sur l'une des pierres du soubassement en grès, on peut voir la date de 1533. On connaît peu de choses de sa construction par manque d'archives, mais il a été édifié en pierre calcaire sur un bâtiment plus ancien : en témoignent les beaux souterrains avec ogives de pierre blanche. Le beffroi est postérieur : il est construit en 1705 par Jacques Nicolas de Valenciennes (également architecte de la nef de l'église du Cateau). A l’origine, la « maison de ville » ne dispose pas d'un beffroi car Le Cateau n'avait pas de franchises, appartenant en bien propre à l'évêque de Cambrai. C'est le plus célèbre d'entre eux, Fénelon qui accède à la demande des Catésiens pour édifier ce beffroi. Surmonté d'un bulbe, il domine l'édifice avec ses quatre étages inspirés de l'architecture de la Renaissance italienne. Au rez-de-chaussée, un porche voûté surmonté d’un balcon permet d’accéder au bâtiment. Proche de l'église dont le clocher est également à bulbe, il compose pour la cité une très jolie vue, au bas de la Place en forte déclivité où à l’extrémité opposée se trouve la statue du Maréchal Mortier, maréchal du Premier empire né au Cateau. Aujourd’hui encore, l'hôtel de ville abrite les services de la mairie, et son carillon, restauré après 1918, rythme toujours la vie de la cité. En 1952 il a accueilli le musée Matisse : le grand peintre (1869-1954) né au Cateau a fait au soir de sa vie une exceptionnelle donation d’œuvres diverses, résumant l'évolution de sa peinture. Des œuvres de Auguste Herbin (1882-1960), pionnier de l'abstraction géométrique, sont venues compléter ce musée qui s'est installé en 1982 dans le Palais Fénelon tout proche, pour s’agrandir et accueillir les nouvelles donations de la famille Matisse et les acquisitions. Au 19e siècle, le beffroi a été restauré par l'architecte Alphonse de Baralle. Mais depuis les pierres calcaires, noircies par le temps, et qui ont tendance à s'effriter, avaient grand besoin d'une restauration complète ; C’est ce qui a été réalisé, et depuis avril 2019, le beffroi remis à neuf se dresse au bas d’une place pavée réaménagée où figure une pierre aux armes de la ville. La qualité de son architecture et sa gracieuse silhouette auraient pu justifier son inscription sur la liste des beffrois du Nord retenus par l’Unesco, au titre du Patrimoine Mondial de l’Humanité. Malheureusement, le beffroi du Cateau ne figure pas sur cette liste.
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Piscine extérieure du Cateau-Cambrésis Piscine en plein air établie vers 1900 au bord de la rivière la Selle, à proximité de la cascade et de la fonderie, à Le Cateau-Cambrésis (Nord, Hauts-de-France). Dite « bassins froids » en raison du caractère non chauffé de ses eaux, elle constituait un lieu de délassement pour les ouvriers des industries locales (textile et métallurgie). Investie par l'armée allemande en 1914, elle est dotée vers 1935 d'un plongeoir. Fermée le 31 août 2011 — date de la dernière séance de baignade —, le stade nautique a ensuite été reconverti en espace de promenade (espace Thuru). -
Château Seydoux dit « du Mérinos » Château dit « du Mérinos », construit en 1856 sur les hauteurs boisées dominant Le Cateau-Cambrésis, commandé par Auguste Seydoux pour son fils Charles. L'intérieur s'organise autour d'un hall central en marbre à colonnades avec escalier monumental ; cheminées de marbre, pièces lambrissées et parquets de bois témoignent du statut de cette famille industrielle protestante. La famille Seydoux quitte le château en 1936 à la suite de la contestation syndicale, puis définitivement en 1971. En mai 1940, le château abrita le poste de commandement de la Direction du Service de santé de la 1re Armée française. Le bâtiment accueille aujourd'hui un Institut Médico-Éducatif (IME). -
Cimetière communal du Cateau-Cambrésis Cimetière situé rue de Fesmy au Cateau-Cambrésis, à l'intérieur du cimetière civil communal. La section militaire du Commonwealth y a été créée pour inhumer les victimes des premiers engagements de la bataille du Cateau du 26 août 1914, puis à nouveau lors de la reprise de la ville par les troupes britanniques et australiennes en octobre 1918. Placé sous la responsabilité de la Commonwealth War Graves Commission, il abrite les tombes de 150 soldats. Le cimetière est entouré d'un mur d'environ cinq mètres de haut sur lequel se trouve une plaque CWGC. -
Maison Forestière Owen La maison forestière d’Owen dans le Bois-l'Évêque est le lieu de mémoire où le poète britannique Wilfred Owen passa sa dernière nuit en novembre 1918. Transformée en œuvre d'art par Simon Patterson, sa structure blanche évoque un livre ouvert rendant hommage à la poésie et à la paix. -
Monument de la guerre 1870-1871 et des Guerres Coloniales Grand mémorial réunissant les soldats morts à l'Hôpital Paturle et les combattants des anciens conflits coloniaux. -
Monument à Charles Seydoux Buste en bronze de Charles Seydoux (1827-1896), président du Conseil général du Nord et officier de la Légion d'honneur, membre d'une famille de manufacturiers textiles du Cateau-Cambrésis. Le monument est orné d'une décoration en bronze (panier avec navette et bobines de fil) rappelant l'activité industrielle de la famille. Il est conservé dans l'entrée du Centre hospitalier. -
Quietiste Military Cemetery Cimetière militaire du Commonwealth (CWGC) situé au Cateau-Cambrésis (Nord), créé en 1918. Le site présente l'architecture caractéristique des cimetières de guerre britanniques : mur de briques rouges à assises de pierre blanche, escaliers latéraux, croix du sacrifice en pierre, stèles funéraires alignées. L'inscription gravée sur le mur d'entrée porte : « QUIETISTE MILITARY CEMETERY 1918 ». -
Highland Cemetery Le Cateau Cimetière militaire du Commonwealth situé à environ 1 kilomètre au sud du Cateau-Cambrésis, sur la route D12 de Wassigny. Après la bataille du Cateau (26 août 1914), la ville resta aux mains des Allemands jusqu'à la mi-octobre 1918. Le cimetière d'origine (Plot III) fut créé par la 50e division (Northumbrian) après les combats du 17 octobre. Le nom « Highland » évoque à la fois la position sur un terrain élevé et les 32 tombes du 13e bataillon (Scottish Horse) du Black Watch qui s'y trouvent. Le cimetière accueille aujourd'hui 624 sépultures de la Première Guerre mondiale. -
Cimetière militaire allemand du Cateau-Cambrésis Cimetière militaire de la Première Guerre mondiale situé au nord du Cateau-Cambrésis, en bordure de la D932 (chaussée Brunehaut), contigu au Le Cateau Military Cemetery (Commonwealth). Il a comme particularité de comporter un monument bilingue franco-allemand portant l'inscription « aux braves soldats morts pour leur patrie ». Le cimetière regroupe 5 522 sépultures allemandes, auxquelles s'ajoutent 42 soldats russes, 11 soldats français et un soldat britannique non identifié. Entre 1921 et 1923, les sépultures militaires allemandes de 53 communes des environs y ont été regroupées par les autorités militaires françaises. -
Statue d'Édouard Mortier, 1er Duc de Trévise et Maréchal de France, à Le Cateau-Cambrésis Édouard Mortier (1768-1835), l’un des 26 maréchaux du Premier Empire, est né au Cateau. Après la chute de Napoléon, il a servi avec coustance tous les régimes en place. Quand il disparaît tragiquement dans l’attentat de Fieschi contre le roi Louis-Philippe, une statue en bronze est édifiée en 1838 sur la Grande-place, en face de l’hôtel de ville. C’est le sculpteur douaisien Bra qui le représente en pied, avec sa haute stature (il mesurait 1,95 mètres). Pour le soubassement, on a utilisé des pierres provenant des anciennes portes de la ville. Au 19e siècle, des enfants et des ouvriers sous travail se retrouvaient au pied de la statue. Par dérision, ils ont été nommés « les aides de camp du maréchal mortier ». La statue a traversé les deux guerres mondiales. Pendant la Seconde Guerre, elle a été démonté et aurait été cachée chez un marchand de charbon pour échapper à la fonte, et réinstallée le 14 juillet 1945. Source : Christiane BOUVART et Les Amis du Catésis, Le Cateau-Cambrésis, Saint-Cyr-sur-Loire, Ed. Alan Sutton, coll. « Mémoire en images », 2004, 128 pages.
- Guerre mondiale (1939, 1945)
- Traité du Cateau‑Cambrésis (1559)
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Bataille du Cateau (octobre 1918) La seconde bataille du Cateau est une victoire britannique ou la ville est reprise après 4 années d’occupation allemande. La bataille a lieu en octobre 1918. Durant cette bataille une partie de la ville fut totalement détruite notamment autour de la gare et de l’église. Les destructions sont largement le fait des Britanniques. En effet, ils ont pilonné la ville avec des milliers d’obus. Cette bataille n’est qu’une parmi d’autres. Effectivement une vaste offensive contre la ligne défensive Hindenburg est lancée. La bataille de Cambrai se déroule en parallèle de celle du Cateau. Les Allemands avant de battre en retraite avaient laissés des explosifs dans les 2 lieux emblématiques de la ville : l’hôtel de ville/beffroi et l’église Saint-Martin. Ce sont les Britanniques qui ont sauvé les bâtiments. Après la victoire britannique Le Cateau-Cambrésis a subi encore de très nombreux bombardements de la part des Allemands, ce calvaire ne s’est arrêté que lorsque les forces alliées ont réussi à repousser les forces allemandes véritablement loin de la ville. La ville n’est véritablement libérée que le 22 octobre 1918 moins d’1 mois avant l’armistice. -
Bataille du Cateau (1914) La première bataille du Cateau a eu lieu le 26 août 1914, elle se déroule alors que la guerre est toujours dans ce que l’on appelle la « guerre de mouvement ». Cette bataille de la Première Guerre mondiale se conclut par la défaite des forces britanniques. Ces combats furent sanglants et beaucoup de morts sont à dénombrer en raison d’un manque de services hospitaliers et soignants. À partir de cette défaite le Cateau est passé sous occupation allemande, pendant 52 mois les Catésiens ont été sous le joug des forces germaniques. La bataille fait partie d’une suite d’événements. Le premier de ses événements a été la bataille de Mons le 23 août 1914. Les forces en présence étaient dirigées par le Général Smith-Dorrien. La bataille du Cateau ne s’est pas déroulée sur son sol mais dans les zones aux alentours. La bataille aurait pris ce nom car les officiers britanniques sont allés se restaurer dans la ville à l’hôtel du Mouton blanc, lieu très réputé à son époque. Cette défaite a permis aux forces alliées, une retraite et également la réorganisation de l’armée française . (Voir « la Bataille du Caeau », Louis Gentile). La bataille de la Marne s’inscrit dans cette continuité et survient quelques jours après. Alexandre LABRE - Seconde Guerre mondiale
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Guerre mondiale (1914-1918) Le fonds consacré au Cateau-Cambrésis pendant la Première Guerre mondiale donne à voir une ville bouleversée par plus de quatre années d’occupation allemande. Dès août 1914, le conflit s’inscrit dans l’espace urbain : installation de l’état-major britannique au Palais Fénelon, prise en charge des blessés, puis affrontement du 26 août qui marque durablement les mémoires. Les documents — témoignages, journaux, images — restituent la violence de ce basculement et l’entrée dans une occupation stricte. Au fil du conflit, la ville se transforme. Bâtiments publics et industriels deviennent hôpitaux militaires, tandis que l’administration d’occupation organise ressources, travail et quotidien. Le fonds met en lumière cette cohabitation contrainte entre habitants et armée, entre contrôle et adaptation. La fin de la guerre apparaît dans les traces des bombardements de 1918, révélant une ville profondément meurtrie. Photographies, archives et dossiers documentent ces destructions et leur mémoire. Ensemble, ces documents offrent un parcours visuel et sensible à travers l’expérience locale de la guerre, entre front et arrière, violence et résilience. - Foire Saint-Matthieu
- Usines Seydoux
- Guerre mondiale (1939, 1945)
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Hôtel de ville L'hôtel de ville du Cateau est une construction du milieu du 16e siècle, dans le style de la Renaissance flamande, reconnaissable au pignon à « pas de moineaux ». Sur l'une des pierres du soubassement en grès, on peut voir la date de 1533. On connaît peu de choses de sa construction par manque d'archives, mais il a été édifié en pierre calcaire sur un bâtiment plus ancien : en témoignent les beaux souterrains avec ogives de pierre blanche. Le beffroi est postérieur : il est construit en 1705 par Jacques Nicolas de Valenciennes (également architecte de la nef de l'église du Cateau). A l’origine, la « maison de ville » ne dispose pas d'un beffroi car Le Cateau n'avait pas de franchises, appartenant en bien propre à l'évêque de Cambrai. C'est le plus célèbre d'entre eux, Fénelon qui accède à la demande des Catésiens pour édifier ce beffroi. Surmonté d'un bulbe, il domine l'édifice avec ses quatre étages inspirés de l'architecture de la Renaissance italienne. Au rez-de-chaussée, un porche voûté surmonté d’un balcon permet d’accéder au bâtiment. Proche de l'église dont le clocher est également à bulbe, il compose pour la cité une très jolie vue, au bas de la Place en forte déclivité où à l’extrémité opposée se trouve la statue du Maréchal Mortier, maréchal du Premier empire né au Cateau. Aujourd’hui encore, l'hôtel de ville abrite les services de la mairie, et son carillon, restauré après 1918, rythme toujours la vie de la cité. En 1952 il a accueilli le musée Matisse : le grand peintre (1869-1954) né au Cateau a fait au soir de sa vie une exceptionnelle donation d’œuvres diverses, résumant l'évolution de sa peinture. Des œuvres de Auguste Herbin (1882-1960), pionnier de l'abstraction géométrique, sont venues compléter ce musée qui s'est installé en 1982 dans le Palais Fénelon tout proche, pour s’agrandir et accueillir les nouvelles donations de la famille Matisse et les acquisitions. Au 19e siècle, le beffroi a été restauré par l'architecte Alphonse de Baralle. Mais depuis les pierres calcaires, noircies par le temps, et qui ont tendance à s'effriter, avaient grand besoin d'une restauration complète ; C’est ce qui a été réalisé, et depuis avril 2019, le beffroi remis à neuf se dresse au bas d’une place pavée réaménagée où figure une pierre aux armes de la ville. La qualité de son architecture et sa gracieuse silhouette auraient pu justifier son inscription sur la liste des beffrois du Nord retenus par l’Unesco, au titre du Patrimoine Mondial de l’Humanité. Malheureusement, le beffroi du Cateau ne figure pas sur cette liste.
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Une Cité d'échanges commerciaux Situé au contact des deux régions différentes que sont le Cambrésis et la Thiérache, le Cateau est une ville d’échanges, donc de marché, de commerce et d’artisanat. Du 19e siècle jusqu’à la moitié du 20e siècle, une prospérité commerciale régnait dans la ville du Cateau-Cambrésis. Il y avait de nombreux marchés : le marché aux bestiaux tous les 22 du mois, et qui se tenait exceptionnellement pendant neuf jours consécutifs les 22 septembre et 22 novembre à l’occasion de la Saint-Matthieu et de la Sainte Catherine, la grande foire de la Saint-Matthieu (cf. article de la Foire Saint-Matthieu), ainsi que le marché au beurre sur la place. La ville comptait également de nombreux petits commerces, notamment la Maison Dupuis (une bijouterie-horlogerie tenue par plusieurs générations), un cabinet de photographe, un magasin de verrerie-vaisselle, l’Hostellerie du marché, ainsi que de nombreux cafés, bars et estaminets. Malgré les difficultés actuelles du petit commerce, apparues avec l’arrivée des grandes surfaces et le commerce électronique, les commerces de la ville d’aujourd’hui ont toujours une forte ressemblance avec ceux des siècles derniers. Les catésiens retrouvent encore un photographe, des bijouteries-horlogeries, plusieurs cafés et des bars. L’Hostellerie du marché a également rouvert ses portes récemment, le 14 janvier 2019. Source : Christiane BOUVART et Les Amis du Catésis, Le Cateau-Cambrésis, Saint-Cyr-sur-Loire, Ed. Alan Sutton, coll. « Mémoire en images », 2004, 128 pages
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La Foire Saint-Matthieu Le Cateau-Cambrésis a toujours été une ville animée par des marchés. Ils attiraient de nombreux villageois, notamment lors de la foire Saint-Matthieu. C’est une grande foire, accompagnée d’une ducasse, qui se fait en souvenir de la première fête datant du 22 septembre 1022. Les catésiens profitaient de celle-ci pour se rhabiller, et faire leurs provisions pour l’hiver. Dans les villages, il y avait pour habitude d’inviter ses proches à festoyer lors de cet évènement. La Foire Saint-Matthieu existe encore aujourd’hui. Christiane BOUVART et Les Amis du Catésis, Le Cateau-Cambrésis, Saint-Cyr-sur-Loire, Ed. Alan Sutton, coll. « Mémoire en images », 2004, 128 pages
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L'usine Degrémont du Cateau-Cambrésis Fondée en 1871 par Aldebert Degrémont, l'usine du Cateau est à l'origine un atelier de construction mécanique fabriquant du matériel industriel varié : appareils de graissage, articles emboutis, poches de fonderie et accessoires de chaudières. En 1903, elle devient une société à part entière sous le nom « Degrémont, Samaden et fils ». C'est son fils Émile qui amorce un tournant en développant une activité de traitement des eaux industrielles, donnant naissance aux Établissements Émile Degrémont. Cette branche eau sera ensuite poursuivie et développée de façon autonome par son petit-fils Gilbert, qui fonde en 1939 une entreprise distincte à Rueil-Malmaison, devenue le futur groupe Degrémont-Suez. L'usine du Cateau, quant à elle, connaît plusieurs changements de propriétaire au fil du XXe siècle. Après plusieurs générations au sein de la famille Degrémont, elle est cédée en 1972 à la C.I.F.E (Compagnie Industrielle et Financière d'Entreprise), basée à Nantes, puis en mars 1991 au groupe Poupel, basé au Havre. Cette dernière période est marquée par des années difficiles et de multiples licenciements. En février 2007, l'usine est finalement rachetée par Eiffage, premier groupe de construction français. Aujourd'hui laissé à l'abandon, le site est devenu un lieu prisé des amateurs d'exploration urbaine. Ses structures vétustes et ses bâtiments en décrépitude en font pourtant un endroit extrêmement dangereux. La friche a déjà été le théâtre d'accidents graves : un jeune homme de 22 ans, venu pratiquer l'urbex, a ainsi chuté dans un puits à 25 mètres de profondeur, nécessitant l'intervention du groupe de sauvetage en milieu périlleux pour l'extraire, avec de nombreuses fractures aux jambes et au bassin. Toute intrusion sur le site est formellement interdite.
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Manufacture de Carrelages Céramiques Simons Félix Simons créé en 1868 des usines de céramique à son nom, où est produit du carrelage. Il y a deux sites : l’usine 1, où on fabrique des petits carreaux, et l’usine 2, où se déroule la fabrication des grands carreaux. Les usines étaient réputées, à tel point qu’elles sont diplômées du « Prestige de la France », un titre décerné qu’aux productions de haute qualité. Le carrelage était fabriqué à partir d’argile provenant d’Allemagne livré aux usines. La réception faîtes, le processus de fabrication du carrelage commence. Les ouvriers font sécher l’argile, puis ils le façonnent, et le font cuire au four pour terminer. Enfin, les carreaux sont conditionnés, puis expédiés. Les usines Simons ont été victimes des Guerres mondiales. En effet, l’usine est détruite en 1914-1918. En 1928, la Manufacture de Carrelages Céramiques est alors créée. Mais en 1944, l’usine subit des nouveaux des bombardements, qui en démolissent une partie. Malgré cela, elle se relève et se modernise ; dans les années 1960, les usines sont équipées de fours modernes et d’atomiseurs qui font augmenter la production journalière. A la fin du XIXe siècle, les usines Simons sont fragilisées ; elles sont en liquidation judiciaire. L’entreprise Winckelmans de Lomme, spécialisée dans le petit carreau, avait pour objectif de sauver Simons de la fermeture en rachetant les usines, mais ce projet a été refusé. En 1999, la production est arrêtée, et les 42 salariés sont licenciés. Les biens de l’usine sont vendus aux enchères.
- Patrimoine naturel
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Le Ruisseau de Tupigny et l'arboretum rue de Fesmy En suivant les sentiers temporaires sur deux kilomètres, vous découvrirez l'espace paysagé, avec chêne, hêtres, érables, bouleaux, frênes et arbres d'ornement. Un escalier acrobatique vous permettra de longer le ruisseau de Tupigny au creux d'un profond fossé, tandis qu'un belvédère proche de la voie ferrée vous révèlera le relief accidenté du site boisé. La gestion de cet espace naturel privilégie l'évolution spontanée des arbers et plantes. Des massifs d'orties absorbent les nitrates déversés dans les champs voisins. On peut y découvrir deux espèces d'orchidées et de nombreuses plantes sauvages, comme la consoude, autrefois utilisée pour ses propriétés médicinales. En 2025, le site a été restauré . -
La Selle, un cours d'eau industriel C'est au 19ème siècle que l'importance économique de la Selle s'est affirmée dans la ville : de nombreuses manufactures se développent en utilisant la force motrice de ce cours d'eau. Le débit de la Selle est constant à toute période de l'année et ses eaux abondantes permettent le lavage de la laine et des cuirs exploités dans les tanneries. Elles alimentent aussi les teintureries et autres industries gourmandes en eau. La rivière sert également de poubelle gratuite pour les déchets industriels et les graisses animales évacuées par les abattoirs installés dans le lit majeur de la rivière... Jusqu’en 1835, la ville du Cateau était entourée de remparts. La Selle et son affluent, le ruisseau de Tupigny, fournissaient l'eau pour noyer les fossés qui ceinturaient les murailles. L'eau dans la ville, c'est aussi celle que la population trouvait dans les pluies -eau de boisson et de poison, car elle était la cause de nombreuses épidémies de choléra - et les sources qui affleurent à proximité de la rivière, dans le centre de la ville. La Fontaine Rolland, rue de la République, le lavoir de la rue Chancy et le puits profond de la Brasserie historique sont encore visibles.. Captée dans les galeries souterraines, l'eau de la nappe phréatique permit vers 1880, l'approvisionnement en eau des Catésiens Transformés en lavoir vers 1850, ces sources alimentaient les brasseries . L'eau est en effet la matière première de la bière Après le décès d'Auguste Seydoux, manufacturier textile et maire du Cateau, sa veuve finança les travaux d'adduction d'eau potable. Les habitants du Cateau, en majorité des travailleurs des usines lainières ou métallurgiques, puisaient enfin une eau non souillée. La rivière fut aussi dès 1900, utilisée pour remplir le bassin des bains froids, la première piscine municipale. L'eau de la Selle avec quelques têtards, permettait aux Catésiens de nager et de se laver, la piscine était alors proche des fonderies... C'est enfin la rivière qui fournissait les poissons pêchés par les ouvriers dont les faibles salaires ne pouvaient financer l'achat de viande en quantité suffisante. Vers 1830, on envisagea de canaliser la Selle pour la transformer en voie d'eau navigable! Ce projet aurait permis aux péniches de rejoindre la Sambre, à Ors, depuis l'Escaut, à Denain. Aucune suite ne fut donné à ce projet. Époque contemporaine Depuis plusieurs années, la Selle fait l’objet d’importants travaux de restauration écologique et paysagère. Au Cateau-Cambrésis, les berges ont été réaménagées et végétalisées, notamment rue des Digues, afin de redonner à la rivière un aspect plus naturel et de favoriser les promenades au cœur de la ville. Menées par le Syndicat Mixte du Bassin de la Selle en lien avec les associations locales, ces actions visent également à restaurer la continuité écologique du cours d’eau et à améliorer la qualité de l’eau. La Selle est aujourd’hui considérée comme un véritable réservoir biologique : ses eaux fraîches et oxygénées abritent encore une population remarquable de truites fario sauvages (Salmo trutta), espèce devenue rare dans le département du Nord. L’association de pêche et de protection du milieu aquatique « La Truite Sulpicienne et Béninoise » joue un rôle essentiel dans cette préservation. Nettoyage des berges, suivi piscicole, protection des frayères, sensibilisation du public ou encore défense du « no-kill » ont permis de mieux protéger cette rivière fragile et son écosystème. Grâce à ces efforts conjoints, la Selle demeure aujourd’hui l’un des derniers cours d’eau du Nord où subsiste une population importante de truites fario sauvages. La rivière, longtemps exploitée puis dégradée par les activités humaines, redevient peu à peu un élément identifié du patrimoine naturel et paysager catésien. -
Un vieux pays de France, l'Arrouaise Sur la limite du Catésis, une très ancienne frontière sépare de nos jours les départements du Nord et de l'Aisne. Jusqu'en 1768, elle portait les limites du Cambrésis, principauté indépendante liée au Saint Empire Germanique et de la Picardie, province septentrionale de la France. Sur cette frontière, la petite région appelée Thiérache était jadis une immense forêt que J.P. Renard, universitaire picard, décrivait ainsi "une vaste forêt, en position de marche, prolongeant vers l'ouest les massifs de l'Ardenne toute proche, en direction de l'Arrouaise, au sud de la forêt charbonnière, dont Mormal est un vestige." Le pays d'Arrouaise, forêt frontière, a toujours été écartelée entre différents territoires. Dès l'époque gauloise, les nerviens du Hainaut y rencontraient les "Viromandui", de la région de Saint-Quentin, ville proche de Montigny en Arrouaise . Ce pays d'Arrouaise est de nos jours presque totalement ignorée. Que peut-on en savoir ? Il existe, au nord de Péronne, un village nommé Mesnil en Arrouaise. Par ailleurs, au début du XVIIIe siècle, Bohain en Vermandois était entouré d'une forêt d'Arrouaise, aujourd'hui essartée. Il en subsiste la pittoresque forêt d'Andigny : "La petite Arrouaise". Près du Cateau, au sud de Rejet de Beaulieu, on peut encore voir le bois d'Arrouaise. Au XIXe siècle, sur ce plateau entre Wassigny et Oisy, dans l'Aisne, une immense "ferme-modèle", installée vers 1860, fut à l'origine de la disparition de cette vaste forêt qui s'étendait alors sur cette région reculée et fit la fierté des agronomes du Second Empire. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, des parachutages alliés ravitaillaient le maquis de Mazinghien : le plateau était isolé dans la campagne. Il est probable que, dès le XIIe, les moines de l'Abbaye de Fesmy entamèrent le défrichement et essartage de la vieille forêt. Cette ferme de l'Arrouaise existe encore de nos jours. Ce pays de Thiérache et d'Arrouaise, qui avait autrefois séduit l'écrivain Marc Blancpain mériterait bien quelques études historiques. Cependant situé à l'écart des routes et des villes, écartelé depuis toujours par l'histoire, ce pays de frontière et de forêt est un refuge discret pour l'oubli... et le rêve. -
Piscine extérieure du Cateau-Cambrésis Piscine en plein air établie vers 1900 au bord de la rivière la Selle, à proximité de la cascade et de la fonderie, à Le Cateau-Cambrésis (Nord, Hauts-de-France). Dite « bassins froids » en raison du caractère non chauffé de ses eaux, elle constituait un lieu de délassement pour les ouvriers des industries locales (textile et métallurgie). Investie par l'armée allemande en 1914, elle est dotée vers 1935 d'un plongeoir. Fermée le 31 août 2011 — date de la dernière séance de baignade —, le stade nautique a ensuite été reconverti en espace de promenade (espace Thuru).
Archives du Cateau-Cambrésis